Aides juridiques
Les directives anticipées

Cela garantit au patient, dans le cas où il serait hors d’état d’exprimer sa volonté, que ses souhaits relatifs à sa fin de vie soient pris en compte par le médecin qui le suit. Il ne s’agit que des souhaits et le médecin n’est pas obligé de les suivre, mais il doit d’abord s’informer sur leur existence et en tenir compte dans sa décision finale. Ces directives anticipées n’ont qu’une validité de trois ans.

Ce décret a été rédigé après la parution de la loi du 22 avril 2005 sur les droits des malades et sur la fin de vie. Des « directives anticipées » peuvent être rédigées et consultées dans le cas où la personne ne pourrait plus s’exprimer et/ou dans l’impossibilité où elle serait de dire sa volonté relative à la fin de sa vie. Le plus souvent il s’agit d’exprimer son souhait de limiter ou d’arrêter les traitements, mais rien n’empêche une personne de stipuler, au contraire, que l’on tente tout traitement jusqu’au dernier moment. Il faut savoir que dans l’arrêt de tout traitement, on comprend aussi l’alimentation par sonde gastrique ou l’hydratation par perfusion.

Les « directives anticipées » doivent être formulées par écrit, en y ajoutant le nom, prénom, date et lieu de naissance de la personne qui les a rédigées. Il suffit ensuite de dater et de signer le document, et de le remettre à son médecin référent, ou à un proche qui en sera le dépositaire. Ces directives doivent exprimer la volonté « récente » d’une personne : en effet, elles doivent dater de moins de trois ans et donc être renouvelées tous les trois ans pour être considérées comme proches de la volonté actuelle du malade. Ces directives sont évidemment révocables à tout moment. Le médecin les consulte avec son équipe, mais il n’est pas obligé de les suivre.